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Chroniques variées


Nobel Alfred Bernhard Chimiste suédois (Stockholm, 1833 - San Remo, 1896) Le père d'Alfred Nobel, ingénieur et industriel, a déjà connu quelques revers dans ses entreprises lorsqu'il décide de tenter sa chance en Russie. Avec raison d'ailleurs, puisqu'il prospère bientôt en fournissant à l'armée russe différents équipements dont des mines navales explosives qu'il a conçues.

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La dépression saisonnière ou le blues de l’hiver

Écrit le Dimanche 05 Avril 2009 - 01:14 PM AST
Topic: Psychologie et Comportement

            Psychologie et Comportement cocotte a écrit

Durant les quelques mois qui précèdent et qui suivent le solstice d'hiver, les journées sont courtes et le soleil brille souvent par son absence. Ce manque d'ensoleillement n'est pas sans affecter les êtres solaires que nous sommes. Privés d'un apport suffisant de luminosité, nous nous sentons moins d'entrain et peut-être sommes-nous un peu plus sombres.

Tout le monde est plus ou moins affecté par le manque de lumière, mais chez certaines personnes, cette période de grisaille entraîne une véritable dépression : la dépression saisonnière (aussi appelée trouble affectif saisonnier).



On estime que de 3 % à 6 % de la population adulte nordique, dont une majorité de femmes, est touchée par ce type de dépression. Les enfants ne sont pas épargnés. Des études indiquent que de 2 % à 6 % des enfants âgés de 9 ans à 19 ans souffrent de dépression saisonnière. Plus on s'éloigne de l'équateur, plus ce pourcentage augmente, car les heures d’ensoleillement varient davantage au cours de l’année. En Alaska, on estime que 9 % de la population sombre dans la déprime à l'approche de l'hiver.

Cause
Manque d'ensoleillement (hypersensibilité aux modifications hormonales liée au manque d'ensoleillement).

L’horloge biologique interne, un puissant centre de contrôle

 En pénétrant dans l’organisme par les yeux, la lumière joue un rôle fondamental dans la régulation des rythmes circadiens, c’est-à-dire ceux qui s’échelonnent sur une période d’environ 24 heures (éveil-sommeil, variations de la température corporelle et des taux hormonaux, repas, etc.). Ces rythmes, qui sont gérés directement par notre horloge biologique interne, sont appelés endogènes. Toutefois, plusieurs d’entre eux peuvent ne pas durer exactement 24 heures et se synchronisent avec les indices environnementaux externes, dont la lumière du jour, de façon à conserver le bon rythme. La lumière participe donc à la régulation constante de notre horloge interne. Celle-ci contrôle également d’autres rythmes biologiques plus ou moins longs (le déclenchement des menstruations chez les femmes, par exemple).

Si les rythmes qui sont soumis à notre horloge interne ne sont plus synchronisés avec le jour et la nuit, nous ressentons des symptômes dérangeants. Selon le cas, on pourra « remettre l’horloge à l’heure » en s’exposant à la lumière - un des indices externes qui agit fortement sur notre horloge biologique -, à un moment précis de la journée, et ainsi faire « avancer ou reculer » son horloge interne. La prise de mélatonine, également au moment approprié, peut aussi contribuer à rétablir le réglage de l’horloge interne.

Par ailleurs, lorsque la lumière pénètre dans l’oeil, elle est transformée en signaux électriques qui, envoyés au cerveau, agissent sur des neurotransmetteurs. Un de ceux-ci, la sérotonine, souvent appelée « l’hormone du bonheur », régularise l’humeur et gouverne la production de la mélatonine, responsable des cycles éveil-sommeil.

Symptômes
 
Les symptômes suivants surviennent toujours à la même période de l'année, d'octobre à mars, mais surtout en novembre, en décembre et en janvier. Ils disparaissent progressivement au printemps.

  • Un état de fatigue chronique et de la somnolence durant le jour.
  • Une irritabilité ou une tristesse, une perte d'intérêt et un manque d'initiative.
  • Des troubles de concentration.
  • Une baisse de la libido.
  • Un besoin exagéré de sommeil.
  • Une faim excessive et, en particulier, des fringales de sucre (ce qui contribue bien sûr à la prise de kilos).

Personnes à risque

  • Les femmes sont plus souvent victimes de la dépression saisonnière que les hommes.
  • Les enfants peuvent aussi en souffrir.

En forme avec la luminothérapie !

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle de couleur blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil, pour traiter principalement les troubles associés au dérèglement de l’horloge biologique interne, comme la dépression saisonnière.

La luminothérapie fait partie de la grande famille des photothérapies qui utilisent certaines sources lumineuses (intensités et couleurs diverses, laser, etc.), parfois combinées à des photosensibilisants pour soigner toutes sortes d’affections, en particulier les maladies de la peau.

Contre la dépression saisonnière, et plus

La principale application de la luminothérapie, et également celle qui est le mieux documentée scientifiquement, concerne la dépression saisonnière. Ce syndrome apparaît à l’approche de l’hiver, à mesure que diminue la clarté extérieure, ce qui semble avoir un effet néfaste sur l’horloge biologique interne de certaines personnes. L’origine de ce syndrome demeure inconnue.

Dans les pays nordiques, de 3 % à 6 % de la population, et même jusqu’à 10 %, selon les sources, souffre de dépression saisonnière et présente alors des symptômes comme une humeur dépressive, de la fatigue chronique, une baisse de la libido, un besoin exagéré de sommeil, des réveils difficiles, des crises de boulimie ou un appétit anormalement grand, notamment pour le sucre et les hydrates de carbone (les trois P : pain, pâtes, pommes de terre). Au Canada près de 3 % de la population serait affectée par la dépression saisonnière, tandis que 18 % vivrait une « déprime hivernale », caractérisée par des symptômes dérangeants, mais moins invalidants que ceux de la dépression saisonnière.

On emploie également la luminothérapie pour contrer d’autres symptômes pouvant être associés à un dérèglement de l’horloge biologique interne, comme les troubles du sommeil et le syndrome prémenstruel ou pour combattre les problèmes attribuables au décalage horaire ou au travail de nuit. Elle pourrait également être utile dans certains cas de dépression comme le post-partum (à la suite d’un accouchement) ou la dépression non saisonnière chez les personnes âgées.

Contre-indications

Il semblerait que la luminothérapie n’entraîne pas de dommages oculaires à court, moyen ou long terme, cependant, certaines mises en garde s’imposent. Puisque les rayons ultraviolets (UV) peuvent être dommageables pour l’oeil, il faut s’assurer que la lampe n’en émet pas ou comporte un filtre UV.

D’autre part, bien que les effets secondaires soient plutôt rares (possibilité de maux de tête, d’agitation et d’insomnie), les spécialistes s’entendent pour déconseiller ce traitement aux personnes souffrant de certaines problèmes oculaires (cataractes, rétinite pigmentaire, dégénérescence maculaire et glaucome), ainsi que certaines maladies affectant la rétine (par exemple le diabète). De même, les gens utilisant des médicaments aux effets photosensibles, dont le lithium, ne devraient pas y avoir recours.

En pratique
 
Pour bénéficier de la luminothérapie, on doit s'exposer quotidiennement à une lumière à spectre et intensité définis. L’intensité lumineuse doit être supérieure à 2 000 lux afin d’agir efficacement. À titre de comparaison, la luminosité d’un bureau bien éclairé est de 300 à 500 lux et celle d’une journée nuageuse d’environ 2 000 lux. Le standard cliniquement recommandé et reconnu est une exposition lumineuse de 10 000 lux, au niveau des yeux, durant 30 minutes chaque jour.

Il existe actuellement un consensus pour recommander de faire le traitement le matin plutôt que le soir. Pour le traitement des enfants et des adolescents (qui peuvent aussi souffrir de dépression saisonnière), la durée doit être moindre, c’est-à-dire, environ 15 à 20 minutes par séance, mais il est important d’être alerte sur les possibles symptômes d’agitation provoqués par la luminothérapie. Si l’on croit souffrir de dépression saisonnière, il peut être préférable de s'adresser à son médecin afin qu’il établisse un diagnostic clair.

En général, les résultats se font sentir dès la première semaine de traitement, mais quatre semaines d’utilisation sont habituellement nécessaires avant d’observer une réponse clinique claire et des changements biologiques mesurables. Le taux d’efficacité du traitement se situe entre 50 % et 80 %, le rendant aussi efficace qu’un traitement par antidépresseurs, tout en étant moins envahissant et moins coûteux.

Le traitement débute dès septembre ou octobre et se poursuit jusqu’au printemps. Certaines personnes peuvent également en ressentir le besoin en été s’il fait gris plusieurs jours d’affilée. Les individus les plus affectés peuvent ressentir un retour des symptômes seulement après deux ou trois jours d’arrêt. Ainsi, lorsque les beaux jours du printemps se pointent, il est préférable de diminuer son exposition graduellement.

Le simulateur d’aube

Le simulateur d’aube reproduit les conditions d’un lever de soleil, et sert de réveille-matin. Plutôt que de vous tirer du sommeil brusquement par une alarme ou la radio, l’appareil vous éveille en douceur en commençant à éclairer progressivement la chambre, à une heure préprogrammée. Par exemple, pour un lever à 7 h, la lumière pourra s'allumer doucement dès 6 h ou 6 h 30, et atteindre son maximum d'intensité à 7 h. Cependant, ce type d’appareil ne constitue par un traitement par luminothérapie en soi, mais plutôt une façon « lumineuse » de se réveiller.

Chez certaines personnes, elle améliorerait les symptômes d’insomnie ou de dépression, mais peu d’études se sont penchées sur la question. Pour les gens souffrant réellement de dépression saisonnière, un traitement plus intense grâce à une lampe spécialement conçue à cette fin (10 000 lux) est recommandée plutôt qu’un simulateur d’aube, mais rien n’empêche d’utiliser conjointement les deux.

Lorsque l’on veut se procurer un simulateur d’aube, il faut s’assurer de pouvoir programmer la durée de la progression de « l’aube ». Certains appareils possèdent leur propre source lumineuse, tandis que d’autres modèles permettent de simplement y brancher sa propre lampe de chevet. La plupart incluent aussi un réveille-matin classique.

Formation professionnelle
 
Il n’existe pas, à proprement parler, de « luminothérapeutes certifiés ». La luminothérapie est une approche utilisée et recommandée par de nombreux professionnels de la santé : médecins, neurologues, psychiatres, psychologues, naturopathes, etc.

Source : Passeportsante.net

 


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